Sur les 63 000 Français qui ont passé l'épreuve du Passeport de compétences informatiques européen (PCIE, également connu sous le nom d'ECDL dans le reste du monde) entre janvier et octobre 2005, plus de 30 000 n'ont pas obtenu la note minimale de validation de l'épreuve, soit près de la moitié des concourants. Pourtant, il s'agit de candidats formés. "On ne parle donc ici que de candidats volontaires et préparés", soutient la branche française de la fondation internationale ECDL, chargée d'administrer ces passeports de compétences informatiques.
Le PCIE est né du constat que plus d'un salarié sur deux est aujourd'hui amené à exploiter l'outil informatique et, donc, à gérer des documents numériques, se servir d'applications de bureautique (traitement de texte, tableur...) et de communication (Web, e-mail, etc.). L'objectif du PCIE consiste donc à évaluer les compétences en la matière et à les améliorer selon les besoins.
Par extrapolation, l'organisme français estime qu'une entreprise norvégienne de 200 personnes gaspille quelque 850 000 euros par an du fait de la méconnaissance des outils informatiques et du manque de compétences de ses employés. "Quid de l'entreprise française ? On n'ose y penser...".