
Nous avons été les premiers à vous informer, en début d'été, que l'émission Arrêt sur Images, qui décortiquait avec intelligence les images que nous pouvons ingurgiter chaque jour s'était arrêtée, sans explications, et qu'une pétition on-line avait été mise au devant de la scène afin que, peut-être, cette émission puisse être produite et diffusée par une chaîne de télévision.
Malheureusement, alors qu'elle avait été signée par 200 000 personnes en un mois, cette pétition n'a pas permit à ce que l'émission revienne à la télévision française. L'équipe d'Arrêt sur Images a donc décidé de créer un site internet, afin de pouvoir continuer à décortiquer les images des télévisions françaises.
Dans un mail envoyé à tous les signataires de la pétition, Daniel Schneidermann (l'ex-présentateur de l'émission, ndlr) précise que "puisqu'aucune chaîne de télé ne veut produire ni diffuser Arrêt sur images, et puisque au fond seuls ses téléspectateurs veulent que cette émission continue, nous allons nous passer de la télévision."
"Avec des textes, comme dans les blogs. Avec des images diffusées par les télés, évidemment. Avec des reportages, filmés ou écrits, sur les personnages de la tragi-comédie médiatique. Et avec des débats en plateau, comme dans l'émission supprimée par France 5. Les débats seront évidemment plus courts. On ne regarde pas des images sur Internet de la même manière qu'à la télévision.
Donc, la grand messe du dimanche sera éclatée en une pluie de rendez-vous et d'enquêtes. Il y aura des rendez-vous quotidiens ou hebdomadaires. Il y aura aussi des surgissements inopinés. Il y aura des visages que vous connaissez déjà. Il y aura aussi de nouveaux visages. Le site sera très réactif à l'actualité, mais nous construirons aussi un solide fonds d'archives, pour restituer sa mémoire à l'univers audiovisuel, univers de la fugacité et de l'amnésie.
Le site sera essentiellement financé par ses abonnés. ", indique-t-il. Effectivement, la pétition ayant attirée de très nombreux spectateurs, peut-être serait-il préférable de ne pas miser sur les publicités ou les investisseurs, afin de pouvoir garder une liberté d'expression la plus totale.
Notez qu'une campagne d'abonnements sera lancée ce mois ci, selon toutes vraisemblances, et que le site sera lancé dans quelques mois.