
Une proposition de loi initiée par Jacques Remiller, un député de la majorité, vise à interdire sur le territoire national l’édition ou la diffusion « par vente, par location ou par le net, des films ou des jeux vidéo contenant une incitation directe à des violences sexuelles, à des sévices corporels, à des actes de barbarie ou au meurtre ».
Selon le député, « nul ne peut nier que l'idée vient en voyant... Il y a donc lieu de s'interroger, particulièrement en ce qui concerne le sujet délicat de la violence des mineurs, sur les idées qui surgissent à la vision d'un film ou d'un jeu vidéo d'une grande violence ». Ainsi, il suffirait d'après lui, pour protéger les plus fragiles psychologiquement, d'interdire tout bonnement les jeux violents. « Un enfant ou un adolescent immergé chaque jour pendant des heures dans un monde virtuel fait de violence gratuite, de meurtre, de torture, sort-il du jeu ou du scénario du film? Est-il encore apte à distinguer le réel du virtuel ? Le tolérable de l’inacceptable », a-t-il précisé. Le problème soulevé par ce député reste donc la manière selon laquelle les joueurs peuvent se procurer un jeu, et non pas véritablement son contenu. Rappelons que déjà, la signalétique prohibe certains jeunes à l'utilisation de jeux trop violents.