France - Selon l'AFP, Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, a présenté un nouveau plan pour lutter contre les cybercriminels.
La plate-forme de lutte contre la cyberciminalité, qui se compose actuellement de 8 policiers et gendarmes, devrait, en effet, être renforcée. La ministre propose à cet effet un "doublement du nombre de cyber-enquêteurs". De plus, les futurs enquêteurs devraient bénéficier d’une formation plus poussée. "Nous formerons deux fois plus d'enquêteurs spécialisés en criminalité informatique (ESCI) au sein de la Direction centrale de la police judiciaire et d'enquêteurs en technologie numérique de la gendarmerie (N'TECH)", a affirmé la ministre, relayée également par nos confrères de Silicon.fr.
"Un réseau d'experts" sera mis en place "dès juin 2008", "pour définir des axes de recherche au profit des services opérationnels", a-t-elle souligné.
Enfin, la ministre a évoqué le côté juridique de cette lutte, en précisant que le délit d’usurpation d’identité, largement pratiqué par les cyberpirates, serait complété d’une amende de
15.000 euros. Rappelons que déjà, ce délit est passible d’un an d’emprisonnement. Les malfaiteurs pourraient également accomplir des peines de travaux d’intérêts généraux.