Le blog de Marc Autret vient d'être accusé de contrefaçon à cause de sa position sur Google. La nouvelle passe mal du côté de la blogosphère et oblige à se poser une question de taille : les mots-clés deviennent-ils des objets à contrefaçon ?
En réalité, Marc Autret ne faisait que répondre à une question d'une internaute : « Avant d’envoyer un manuscrit aux éditions Thélès, j’aimerais avoir votre avis sur le sérieux de cette maison... ». Mais en utilisant le mot clé "éditions Thélès" dans sa page et possédant un site plutôt bien optimisé d'un point de vue référencement, la page de l'homme s'est retrouvée rapidement en troisième position sur Google, juste en dessous des résultats officiels de la maison d'édition.
Résultats sur la requête Thélès - DR L'article en question n'étant somme toute vraiment pas élogieux, cela semblait entacher la notoriété des éditions Thélès. Aussi, l'auteur du site a-t-il récemment reçu une mise en demeure de cesser cette activité, l'accusant de "contrefaçon". Il s'agit ici d'une procédure assez étonnante, qui remet en cause l'un des principes du moteur de recherche Google, qu'est de positionner un site web sur des mots clés, appelés communément méta-tags. Effectivement, si toutes les balises des millions de sites web présents sur la toile étaient analysées de fond en comble, les tribunaux auraient vraiment beaucoup de travail. Qui plus est, cette mise en demeure intervient plutôt tard, l'article de Marc Autret ayant été écrit le 6 juin 2007 et pour rappel, toute procédure pour diffamation est limitée à une période de trois mois. Contacté par
Top-logiciel, Marc Autret indique que
" cette affaire est très banale sur le fond " et précise que
" les enjeux qu'elle contient posent toutefois un débat plus général qui semble avoir trouvé des échos dans la blogosphère ". Reste maintenant à attendre les suites de cette procédure, tant sur le court terme pour le bloggueur que sur le long terme pour le fonctionnement logique des moteurs de recherche.