
Vous l'avez lu sur Top-logiciel récemment, a ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a annoncé le blocage par les fournisseurs d'accès à Internet des sites pédophiles. Seulement, le gouvernement français semble ne pas vouloir s'arrêter là et sent le besoin d’encourager la délation en appelant à dénoncer également les sites à caractère raciste ou liés au terrorisme.
Dès "septembre prochain", a déclaré la ministre, la France se dotera d'une "plateforme automatisée qui permettra à chaque internaute de signaler automatiquement toute forme de malversation constatée sur Internet : l'escroquerie, mais aussi les sites pédopornographiques, l'apologie du terrorisme, l'incitation à la haine raciale". Le gouvernement devra traiter "en temps réel" les données soumises par les internautes, et apparemment, les FAI devront ensuite bloquer les sites issus de "listes noires". Mme Alliot-Marie n'imposera "pas de solution technique" et les professionnels "seront libres de choisir les logiciels qui correspondent à leurs installations". En somme, il ne "s'agit pas de créer un 'Big Brother' de l'Internet", a-t-elle assuré en réaffirmant son attachement "à cette liberté fondamentale qu'est l'accès à Internet". Pour se justifier, la Ministre a déclaré que "d'autres démocraties l'ont fait". Seulement, est-il vraiment judicieux de censurer l'un des seuls espaces encore libre, l'internet ? Cela sera-t-il vraiment possible ?