
A la Une < InternetYahoo dit non à Microsoft, mais oui à GoogleTOP-LOGICIEL | Max Schleiffer | 16/6/2008 16:01:44
La saga dont le premier chapitre avait été ouvert par Microsoft en début d'année vient de trouver son dénouement. L’attente et les offres successives de Microsoft n’y auront rien fait, pire, Yahoo envisage maintenant un partenariat avec Google, l’ennemi juré de Microsoft. Retour à la case départ pour Microsoft 5 mois d’âpres négociations et de rebondissments, tout cela en vain. Comme le disait Shakespeare « beaucoup de bruit pour rien .» Avec l’OPA exorbitante de janvier (44,6 milliards de dollars on le rappelle), ce n'était pas la première fois que les deux compagnies avaient échangé sur le sujet, des contacts avaient déjà été pris en 2006 et 2007. Mais c’est par un non cinglant et un pacte avec l’ennemi que cela se termine. Steve Ballmer doit être amer.L’arme fatale Yahoo ! a donc préféré s'allier avec Google en signant un partenariat concernant la publicité en ligne sur une période comprise entre 4 et 10 ans (4 ans ferme et trois ans supplémentaires renouvelables deux fois). La firme de Jerry Yang espère en tirer 800 millions de dollars de revenus supplémentaires par an. Ce partenariat est limité aux Etats-Unis et au Canada et laisse la possibilité à Yahoo de nouer d'autres alliances. Il prévoit que Google pourra insérer des publicités contextuelles à côté des résultats des recherches menées par les internautes avec le moteur de recherche de Yahoo !. Les technologies concernées sont Google AdSense for Search et AdSense for Content services.Plus précisément, les publicitaires continueront à payer Yahoo pour les clics liés à la technologie Panama de Yahoo et Google pour ceux servis par des recherches servis par les technologies Google et ce dernier reversera un pourcentage des recettes alors engrangées. Le vrai piège seraient les autorités de la concurrence Les deux entreprises devront attendre que les autorités américaines de la concurrence approuvent cette opération. En effet, elle n'est pas sans poser de problèmes dans la mesure où, à eux deux, Yahoo! et Google détiennent plus de 50 % de la publicité en ligne. Evalué l’année passée à 40 milliards de dollars, ce marché pourrait doubler d’ici deux ans. L'accord deviendrait caduc en cas de prise de contrôle de l'une des deux sociétés. Pour ce qui concerne Yahoo !, si cette dernière était rachetée dans les 24 mois suivants l'accord, il est prévu un versement de 250 millions de dollars à Google.L’histoire sans fin ? De son côté, Microsoft publie un communiqué expliquant que l’éditeur et Yahoo ont poursuivi leurs discussions sur des alternatives possibles. Il avait été notamment question d'une offre de 9 milliards de dollars en liquide pour une participation de 16 % dans le capital de Yahoo ! auquel s'ajoutait un milliard de dollars pour la prise de contrôle de son moteur de recherche. Cette proposition prévoyait le partage des recettes entre les deux sociétés.De ce mélodrame on ne retire qu’une chose, quand les géants de la Silicon Valley s’agitent, le monde entier résonne. L’émotion dégagée par l’affaire de rachat d’un géant de l’Internet, la quantité de papier consacrée, n’aura eu d’égal que l’attente et la frustration de Microsoft, des médias, des marchés, et de l’opinion. Toute cette énergie déployée pour rien. Les médias, avec le géant de Redmond, attendaient quelque chose d’énorme, mais ça a fait « pschitt » pour reprendre une autre citation très célèbre.
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