
La reprise des débats de la loi Création et Internet a débuté hier. La loi Hadopi, rejetée par l'Assemblée nationale le 9 avril après un coup de force des socialistes fait donc parler d'elle de plus belle, dans une ambiance plus que électrique à l'Assemblée.
Ces débats ont été marqués dès mercredi soir par une violence peu habituelle. Dès l'ouverture, les socialistes ont dénoncé le "coup de force" du gouvernement, qui a réinscrit le texte en nouvelle lecture moins de trois semaines après le rejet. Rappelons que les opposants à Hadopi sont de tous bords politiques, on en retrouve même au sein de la majorité. Martine Billard (Verts) s'étonne que le calendrier soit déjà fixé, avec un vote solennel prévu le 5 mai, alors que les débats n'en sont qu'à leurs débuts. Corinne Erhel (PS) s'amuse à relever l'absence systématique de Nathalie Kosciusko-Morizet et Patrick Bloche (PS) demande pourquoi le Conseil général des technologies de l'information (CGTI), organe du ministère de l'Économie, a estimé le coût de la loi à 70 millions d'euros sur trois ans. Il avait été annoncé un chiffre de 6,7 millions d'euros pour 2009 par Christine Albanel. Suspendu à 1h du matin, le débat reprendra lundi.
Avec lepoint.fr / nouvelobs.com