La Commission Fédérale du Commerce aux Etats-Unis (FTC) a débuté hier une enquête sur les liens entre les conseils d'administration de Google et Apple qui sont soupçonnés d'avoir violé la loi Antitrust.
Selon le New York Times, une enquête vient d'être ouverte par la Commission Fédérale du Commerce américaine (ou Federal Trade Commission / FTC) sur les liens étroits qui unissent Google et Apple au travers de leurs conseils d'administration.
Les deux sociétés désormais concurrentes sur les marchés des systèmes d'exploitation et des téléphones portables sont soupçonnés d'avoir violé la loi Antitrust qui interdit à deux sociétés concurrentes d'avoir des membres de leurs conseils d'administration en commun.
Dommage pour Google et Apple car leurs conseils d'administration comptent deux membres en commun, le PDG de Google Eric Schmidt qui a rejoint le conseil de direction d'Apple en 2006 et Arthur Levinson, président de Genentech.
A noter aussi que Bill Campbell et Al Gore qui sont au conseil d'administration d'Apple travaillent comme consultants pour Google
Au cours de ces dernières années, les deux firmes avaient signé plusieurs partenariats notamment concernant les outils de Google qui se trouvent dans les logiciels d'Apple et bien entendu sur le iPhone.
De plus, il faut savoir que Google aurait accepté de ne pas intégrer le multitouch sur Android suite à la demande d'Apple qui aurait fait passé ce téléphone par une validation de son service juridique.
Il semblerait que les deux sociétés s'entraident de manière très cordiale, que ça soit avec les technologies fournies par Google (moteur de recherche sur Safari, YouTube, Maps, etc.) ou par le biais du moteur open source Webkit qui anime le navigateur web des deux sociétés et qui bénéficient des connaissances d'Apple.
Cette loi même si elle est rarement appliquée aux Etats-Unis comme on a pu le voir dans l'affaire de Microsoft risque de ne pas laisser Google et Apple indifférents.
Pour rappel, Microsoft n'avait pas eu de lourdes sanctions à l'époque du mandat de Bush. Simple coïncidence ou conséquence directe de l'investissement fait par Microsoft lors de la campagne présidentielle de George W. Bush ?
Le gouvernement d'Obama ne tient pas à être mis en doute à cause du financement de Google au cours de la campagne présidentielle et laissera la FTC décider de la sanction la plus appropriée sans interférer.