L'affaire du cadre de TF1 licencié pour son opposition au projet de loi Hadopi subit bien des rebonds notamment à l'Assemblée Nationale ce mardi 12 mai où l'opposition a scandé "démission, démission" à l'adresse de Christine Albanel ministre de la Culture.
Après la suspension d'un mois du directeur adjoint du ministère de la Culture (lire), c'est au tour de Christine Albanel d'être sur la sellette.
Directement visée par l'opposition ce mardi à l'Assemblée Nationale, la ministre a vu des hordes de parlementaires de gauche scander "démission, démission" à son encontre car la proximité entre la société télévisée TF1 et le gouvernement commence à prêter à confusion. 
Lors de la séance de questions au gouvernement, Michel Françaix député socialiste et spécialiste des médias lui a demandé si elle était "fière d'appartenir à un gouvernement qui prône la collusion avec les médias".
Ce a quoi madame Albanel a simplement répondu qu'elle regrettait l'envoi de cet email à la direction de TF1 dont elle n'avait bien entendu pas été informé. Ajoutant qu'elle venait d'ailleurs de sanctionner le délateur avec une suspension de 1 mois et qu'elle avait pris ses responsabilités dans cette affaire.
L'opposition n'a pas hésité à la huer et à lancer à Françoise de Panafieu "balance" puisqu'elle était la destinataire initiale de cet email et qu'elle l'avait transféré au délateur Christophe Tardieu. Cet email avait ensuite été envoyé à la direction générale de TF1 qui a ensuite renvoyé l'émetteur du message.
Pendant ce temps, Bourreau-Guggenheim le cadre licencié affirme avoir été renvoyé sur demande du cabinet de la ministre de la Culture et non pour faute professionnelle.